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mardi 4 juillet 2017

Du soleil et des Fishs

Le fiston a fini ses vacances. Il prend la route dans l'après-midi. On a juste le temps de faire une petite session rapide. Mon épouse et mon filleul nous accompagnerons. Je pars avec le fiston. Mon épouse et mon filleul nous rejoindrons à Loguivy de la mer.

Le bateau est rapidement mis à l'eau. Il nous reste un peu de temps avant de prendre le reste de la famille. Du coup on va faire un tour sur les parcs pour voir si les bars sont présents.

J'arrive sur les parcs. Je place le bateau au ralenti histoire de ne pas effrayer les poissons. Je vois un bar qui saute à une cinquantaine de mètres du bateau. Je m'arrête. Le fiston lance en direct. Il laisse son leurre couler. Il commence son animation à la volée. Après trois ou quatre animations, c'est pendu. One shot comme on dit dans le jargon des pêcheurs. Et dire que je n'ai même pas eu le temps de lancer mon leurre. Il est bien énervé. Il part tantôt à gauche tantôt à droite. Le fiston le bride canne haute pour ne pas le laisser descendre sous les tables à huitres. Il crève la surface. Ce n'est pas un lunker bien sur mais il se défend bien. Je le mets dans l'épuisette. c'est un bar de 47 cm.

One shot dans 3 mètres d'eau sur les parcs

remise à l'eau comme il se doit. On voit bien les tables sous l'eau.

La journée s'annonce bien. Après quelques lancés et quelques suivis, il est temps d'aller chercher le reste de l'équipe pour aller pêcher au semi-large.

Tout le monde embarque.C'est parti pour une petite demi-heure de route sur une mer d'huile. Malgré un soleil bien présent il ne fait pas chaud lorsque le bateau fait route.

Le moral est au beau fixe

J'arrive sur le spot de pêche. Seulement deux bateaux, mais personne sur le spot que j'affectionne à marée montante. Le choix des leurres est vite fait. Le Magic Eel 220 vert avec une tête de 70 grammes pour le fiston et le même en marron pour moi.

La première dérive n'est pas bien placée mais elle me donne le sens de la dérive. Je me replace. Je prends mon temps pour la placer au mieux. Je passe sur le point mais pas du tout d'activité. Je laisse dériver le bateau. Je vois quelques échos sur le sondeur au sommet d'un caillou. C'est le fiston qui ouvre le bal. C'est un beau poisson, au vu du rush qu'il vient de prendre. Je fais la technique de l'ascenseur mais rien. Chacun est à son poste. Sylvie est la reportrice photo, Max est à l'épuisette, le fiston en action de pêche et moi à la barre ;)

Max à l'épuisette

Lieu jaune de 65 cm
Après les photos d'usage, je replace la dérive. Les poissons se sont déplacés dans le tas de cailloux, bien au-delà de mon point. C'est une morte-eau, le courant n'est pas très fort. Cela peut expliquer leurs déplacements. Je laisse le bateau continuer de dériver. Comme précédemment, les poissons sont bien présents sur le sommet du caillou. Je commence l'ascenseur et ce coup-ci, c'est pendu. Je donne ma canne à Max pour qu'il remonte le poisson. Il a un mal de chien à tourner la manivelle du moulinet. D'une part vu le poids du poisson c'est normal mais d'autre part c'est un gaucher. La manivelle du moulinet est à l'envers pour lui. Après d'interminables minutes, il parvient à le remonter. Il en a mal aux bras le pauvre. Il est tellement fier d'avoir réussi que la douleur s'atténue.


Passage de canne

Un petit coup de main à l'apprenti pêcheur qui a le sourire jusqu'aux oreilles 
Max pose comme un pro


Je suis content d'avoir pu faire partager ma passion de la pêche à mon filleul. Je pense que cette sortie sera gravée dans sa mémoire.

Je replace la dérive pour passer au mieux sur le point. Le vent a forci un peu. Il faut compenser et recaler à chaque dérive. J'avoue que c'est plus facile à dire qu'à faire. Le bateau se dirige doucement vers le point. Le fiston a une tape mais le poisson ne monte pas sur son leurre. Je fais une grande animation. Le poisson prend le leurre à la descente. Je ferre fortement et c'est attelé. Je propose de laisser la canne à Max mais il a encore mal aux bras du combat précédent. Il se charge de l'épuisette comme un chef.



Lieu jaune.

Le courant commence à faiblir. C'est de plus en plus difficile de placer la dérive correctement. le bateau arrive non loin du point et j'ai une petite tape. Je commence l'ascenseur mais le poisson ne suit pas. C'est le fiston qui a laissé son leurre au fond qui est attelé. Au vu de la dérive précédente, il a vite appris.  Un beau rush au démarrage parfaitement maitrisé.


Encore un beau poisson

Pendant ce temps le filleul a un coup de fatigue. C'est fatigant la pêche finalement.

C'est fatigant la pêche 

J'annonce que c'est la dernière dérive. Le courant est de moins en moins fort. En passant sur le point, je vois très nettement les lieus jaunes décollés du fond. Ils commencent à changer de place . Je parviens tout de même à en décider un avec un ascenseur déclenché au bon moment. Gros rush pour commencer, je pense que celui-là doit être de belle taille. Pendant ce temps le fiston essaye plusieurs ascenseurs mais rien n'y fait.
.

Lieu jaune
Finalement on a encore le temps d'en faire une dernière. Je clôture de la plus belle des manières cette partie de pêche.

Lieu jaune
Il est temps de rentrer. On s'arrête à la corderie pour faire une baignade. La sonde de température d'eau du GPS m'annonce 21.3 degrés. C'est confirmé par le bateau juste à coté de nous. Incroyable !!!


Séance de plongeon acrobatique

Après cet intermède, dans un décor paradisiaque, il est l'heure de rentrer.
 
Conclusion :
 
Du bar à la côte, des lieus jaunes au semi-large, une météo au top et la famille que demander de plus mis à part mes filles (Juju, Cancan et Marie). La tribu c'est important ;)
 
Les vacances du fiston se terminent mais il emmène avec lui du lieu jaune pour se remémorer ces parties de pêche en Côtes-d'Armor.

Je commence à maitriser le combiné Lowrance Elite 9 TI. Je vois parfaitement bien les poissons sous le bateau. Il me reste à peaufiner les réglages. La taille de l'écran de 9" est un véritable confort. Pour le Chirp médium et haut, je ne maitrise pas totalement mais je ne désespère pas. 

Après plusieurs partie de pêche, j'aime de plus en plus la Dragonbait Seabass 7-40 de chez Smith. Elle est couplée à un moulinet Stradic 4000 Ci4+ de chez Shimano qui allie robustesse et légèreté. Un véritable plaisir ce combo. J'aime beaucoup son action de pointe qui est parfait pour les bars. Que dire de la résonnance de cette canne, c'est fabuleux. J'ai l'impression que la canne est le prolongement de mon bras.
 
Les leurres du jour :
 
Certains lecteurs m'ont demandé de mettre des photos des têtes plombées et leurres que j'utilise.   
 
Le Magic Eel 220 avec une tête de 70 grammes de chez Sakura.
 
J'utilise les coloris 007 Sand Eel et 021 équille
 
Tête Sakura 70 gr
 
 
Le fiston a testé un Jig mais il l'a laissé au fond assez rapidement.
 
Dans peu d'eau le One Up Shad en 5" de chez Sawamura avec une tête plombée Astufisk 5,5 grammes à pris l'unique poisson.
J'aime beaucoup ce colorie
Même si je ne pêche pas avec ce leurre, je fais une dédicace spéciale à Alexis (Big Boss Tootaz) grand supporter de l'ASM (Club de rugby de Clermont-Ferrant) qui est, cela dit, champion de France cette année. J'ai pas fini d'en entendre parler. Alexis si tu veux pêcher du bar n'hésite pas à prendre cette couleur :) Et qui sait ce sera peut-être la couleur de l'année 2017.
 
 
 
 Têtes plombées de chez Astufish? fabriquant français et breton de surcroit (c'est mon côté chauvin)
 
 
Tête plombée Astufish Alex X2 ou X3
 Toutes les photos ont été enregistrées d'internet sur différents sites. 

vendredi 23 juin 2017

Prospection et Jigs

Une belle journée s'annonce. Bien entendu je vais aller avec le fiston faire une partie de pêche. Je lui propose d'aller faire de la prospection sur des plateaux un peu plus éloignés de la côte. Je reste tout de même dans la limite des 6 milles des côtes. La mer est lisse, pas une seule ride à la surface. Pas un nuage pour nous cacher le soleil.

Après avoir bien étudié les cartes marines, j'ai une petite idée pour traquer les poissons. Je commence par un plateau rocheux entouré de sable.

La journée est consacrée au jigs. Je vais pêcher toute la journée avec ces morceaux de métal.

Je fais un tour sur la zone en mode structure scan pour repérer le fond. et le modéliser. Je suis vraiment surpris de la puissance de mon nouveau combiné Lowrance. Une fois les repérages effectués, je place la dérive. Pas de poissons à l'horizon. Je décale la dérive de 25 mètres à l'est et ainsi de suite. Après avoir peigné la zone, pas une seule touche et pas âme qui vive.

Je décide d'aller voir une autre zone. Quelques minutes de route, la prospection commence. Je suis toujours aux Jigs. Il faut que j'évalue sur toute une session ces bouts de métal. L'endroit n'est pas meilleur que le précédent.
 
La matinée passe tout doucement mais pas de nouveaux spots. Je discute stratégie avec le fiston autour d'un café. On analyse la carte à la recherche d'un spot. La prospection c'est souvent frustrant. On essaye une dérive sur une ligne de sonde.
 
Ce café nous a fait du bien. Je suis remotivé à bloc. On descend les jigs. Avec ce coefficient de marée le bateau dérive à moins de 2 nœuds. Je vois un peu d'activité sur le sondeur sur un caillou sorti de nulle part. Je monte et redescends le jig. Le leurre se fait stopper à la descente. Je ferme le pick-up et je ferre. C'est pendu. Le poisson se défend bien mais je me demande bien de quel poisson il s'agit. je vois la silhouette du poisson sous le bateau. C'est une dorade. C'est un poisson que je n'ai pas l'habitude de prendre.

Dorade
Le moral est au plus haut dans le bateau après cette prise inespérée. J'ai, bien entendu, marqué le point sur le GPS.
Du coup, je me replace. Plus d'activité et plus de courant sonnent l'heure pour nous de faire une pause casse-croûte. Un dauphin est venu nous rendre visite rendant ce moment magique.
 
J'ai attendu de voir le courant s'inverser avant de reprendre notre prospection. Pendant le repas je me suis amusé à mettre des points sur GPS. Il me reste maintenant à vérifier si c'est un bon choix.
 
Je fais un peu de route pour tenter de trouver des poissons. On trouvera peut-être le spot de l'année :). Malgré ce temps merveilleux pas beaucoup de bateaux sur la zone prospectée. Depuis qu'on est parti ce matin nous en avons croisé deux.
 
Je fais le tour du spot au ralenti pour me donner une idée de la nature des fonds. Le structure scan et le down scan me donnent énormément de précisions et surtout la façon de l'aborder. Je me lance.
 
Je place la dérive. Je vois sur le GPS un peu de poissons caler sur le fond. J'anime mon jig simplement. Je touche le fond, une ou deux animations amples plus je remonte en linéaire plus ou moins rapidement d'une quinzaine de mètres. Sur une animation, je sens le jig s'arrêter avant d'avoir touché le fond. Je ferme le pick-up et ferrage. C'est attelé. Gros rush au premier tour de moulinet. Ca ressemble à la défense du lieu jaune. Le fiston vient d'avoir une tape également.
 
Lieu jaune de 71 cm
 
Je me replace. Le fiston a quelques tapes puis c'est pendu. C'est un tacaud. il va en faire trois d'affiler. Le roi du tacaud :)
 
Je me replace mal mais je parviens tout de même à faire un autre lieu jaune. Il m'a encore pris à la descendante.
 
Lieu jaune de 62 cm
 
Je décide de changer de zone. Toutes les autres zones marquées ne donneront rien. Nous décidons d'arrêter là afin de rentrer à la maison pas trop tard. Demain c'est le dernier jour de vacance du fiston. Je vais aller sur mes spots bien connus pour chercher des lieus jaunes qui seront dégustés dans le Finistère.
 
Conclusion
 
C'est une journée riche en enseignement. Il faut parfois savoir sacrifier une journée pour aller faire de la prospection, tester de nouveaux leurres et pratiquer de nouvelles techniques. Au final, une vingtaine de spots de tester. On a trouvé du poisson sur seulement deux spots. Mais paradoxalement j'ai adoré cette journée. D'une part mon fiston m'accompagne dans cette aventure et d'autre part nous avons eu une météo de rêve.
 
J'ai également testé sur une journée les jigs. C'est une pêche encore plus active qu'aux leurres souples. Le soir, il n'a pas fallu me bercer. J'ai abordé cette journée jig avec un peu de défiance. Il faut reconnaitre que j'ai été agréablement surpris. Je pense que les jigs feront partie intégrante de ma boîte de pêche. tout d'abord les jigs permettent de pêcher même lorsque le courant forci. Ensuite ils descendent bien plus rapidement que les leurres souples. Je peux raccourcir ma dérive.
 
J'ai essayé des jigs avec des assist hook en tête pour éviter de trop crocher le fond. J'ai eu de nombreuses tapes sur le leurre à la remontée mais sans pouvoir ferrer les poissons. Il faudrait peut-être mettre un hameçon simple sur un anneau brisé. Je ferai le test.
 
On retourne demain pour aller sur des spots connus.
 
Une impression d'être les seuls en mer, c'est mieux que le yoga pour se vider la tête.
 
Les leurres du jour
 
Bien évidemment des jigs, tous de la même marque avec des grammages différents de 50 à 120 grammes. J'ai testé deux couleurs le bleu ciel et bleu ciel et rose avec assist hook simple en tête.

jeudi 15 juin 2017

Gros bars et Gros lieus jaunes avec le fiston

Le fiston est de retour au pays pour quelques jours. Il n'en faut pas moins pour organiser une petite sortie en mer. C'est Dav qui nous accompagne.
 
La météo est plutôt clémente avec nous. Le vent est faible et le soleil brille. 
 
Le programme est établi. On commence par rechercher les lieus jaunes au semi-large puis on revient à la côte pour chercher les bars.
 
C'est parti. En chemin on croise un phoque en plein milieu du chenal. Évidemment, on s'arrête pour l'observer. Il plonge rapidement et disparaît. Le fiston a pris les commandes du navire. C'est agréable de se faire conduire. Il nous faut une petite demi-heure pour arriver sur la zone. Je reprends les manettes pour placer la dérive au plus juste.
 
Comme d'habitude, je place mal la première dérive. Elle sert surtout à voir comment le bateau se déplace en fonction du courant et du vent.
 
Je me replace. Le bateau va parfaitement passer sur le point GPS. Le bateau avance rapidement vers le point. Je scrute le sondeur. le bateau arrive sur une zone de transition sable/rochers. C'est à ce moment précis qu'il faut commencer l'ascenseur. Les lieus sont cachés dans les algues et n'hésitent pas à sortir de leur abri pour suivre le leurre. Après quelques tours de manivelle, je suis stoppé net. J'appuie mon ferrage et c'est pendu. Je commence à le remonter en pensant que j'ai pris un petit lieu. Tout à coup, il me fait un départ de fou. Je ne bouge plus. La canne et le moulinet font le travail. Il vient se caler au fond. Je commence à pomper pour le sortir petit à petit du fond. Chaque fois que j'arrive à gagner du terrain, il repart vers le fond. Il commence à fatiguer. je peux le remonter tranquillement. Le fiston s'empare de l'épuisette et le met au sec. C'est un lieu jaune de 76 cm.
 
Joli steak
 
Ils sont là. Après les photos d'usage, je replace le bateau. C'est au tour de Dav de faire un lieu jaune de 55 cm. Il a réussi à le remettre à l'eau.  Il est bien reparti.
 
Ajouter une légende
 
La dérive suivante ne donne rien. Le courant a un peu faibli. Le bateau ne passe pas au bon endroit. Je me replace en prenant en compte la nouvelle dérive du bateau. 
 
Le point approche. J'annonce que c'est le moment de faire l'ascenseur. Le fiston démarre. Il annonce, tape. Il continue à remonter puis stop et gros ferrage. Dav et moi commençons à mouliner.  Tape pour Dav et moi, on continue de mouliner. Je sens le poisson et je ferre. C'est pendu. Moins de chance pour Dav, le poisson ne lui a pas pris son leurre.
 
Les poissons bataillent bien. Il s'agit de beaux lieus jaunes. On les remonte doucement pour laisser le temps à Dav de remonter son leurre pour prendre l'épuisette. Après quelques beaux rushs, ils arrivent à la surface. Dav fait d'une pierre deux coups en les mettant simultanément dans l'épuisette. Le fiston fait le plus beau avec 74 cm et 68 cm pour moi. 
 
Le sourire du fiston avec son steak
 
 Je me replace et c'est encore un doublé.
 
Lieus jaunes
 
Ils sont bien présents sur cette zone. Je replace la dérive comme il se doit. Je fais un lieu. Celui-ci, a d'abord tapé la ligne du fiston avant de prendre mon leurre qui plus gros et peut-être plus appétissant.

le capt'aine esquisse un sourire :)

Il est l'heure d'aller taquiner les bars en no-kill bien sur. Je fais cap sur la nouvelle zone. Une nouvelle fois nous sommes seuls à pêcher. Très peu de bateau au semi-large, beaucoup sont allés au large pêcher (roche douvres, Barnouis ou Langoustier). J'en ai vu passer pas mal.
 
Je ne boude pas mon plaisir. Je place le bateau mais bien sûr il ne dérive pas comme je l'ai imaginé. La dérive est extrêmement courte. Je contourne la zone pour ne pas effrayer les poissons. La deuxième dérive est la bonne. C'est le fiston qui fait son premier bar de l'année 2017. Il est bien maillé et lui a offert un joli combat.

Premier bar de l'année 2017. 64 cm

 Je me replace et c'est encore le fiston qui est attelé. Ce coup-ci, c'est un pin's qui l'a pris à la descente de son leurre.



Le photographe est mauvais

remise à l'eau

Après deux ou trois dérives qui ne donnent rien hormis un bon nombre de tapes sur les leurres. Le fiston fait encore un pin's.

Je me décale pour passer cinquante mètres en dessous de mes précédentes dérives. Je vois une belle chasse de bars sur le sondeur. Dav commence l'ascenseur et il est stoppé net. La canne de papi Bernard fait le boulot. Le moulinet chante. C'est sûr, il est bien maillé. Je prépare l'épuisette. Je vois une silhouette argentée sous le bateau. Il fait encore quelques jolis rushs en voyant le bateau. Je le mets dans l'épuisette. C'est un pavé. C'est le plus gros bar que Dav ait pris. Il mesure 73 cm.

Lunker pour Dav et premier bar de l'année 2017

Voici une capture d'écran de mon ELITE 9 TI. Une fonctionnalité que les appareils Lowrance, ont c'est la fonction trackback qui permet de visionner l'historique du sondeur. Je n'aurai pas réussi à faire cette capture d'écran sinon. On voit qu'un autre bar a accompagné le bar pris. Il est redescendu tout de suite après se cacher sur le fond.

Bars en chasse

Il est temps de rentrer. On s'arrête boire un café et manger un morceau de brioche sur un corps mort au nord de Bréhat. En buvant le café, Dav voit un petit courant qui se forme autour d'un caillou. Je lui prête ma canne avec un Black Minnow 90 de couleur bleue. Au bout de 4 ou 5 lancés, il prend un barset. Il n'y a pourtant que 2 mètres d'eau.
 
On pêche un peu les bordures mais il n'y a plus assez de courant.
 
Je fais route vers la cale. On passe sur le voilier pour prendre le tangon de spi que je dois réparer. En arrivant auprès du bateau, Dav voit un banc de bar en surface sous la coque du bateau. Il attrape la canne et fait quelques lancés. Il parvient à faire encore un pin's. Effectivement, c'est bien du bar et pas du mulet.

Conclusion :
 
Une belle partie de pêche avec le fiston et Dav. On a une pensée pour Jean-Mye qui est au boulot dans les hauts de France.
 
Des gros bars et des gros lieus jaunes, que demander de plus. Je ne fais pas un seul bar de la journée. Il va falloir que je travaille la technique :)
 
Je viens de changer mon équipement électronique. Je passe de chez Humminbird à Lowrance. J'ai pris un Elite 9TI avec la sonde totalscan. La Société CRAS nautique de Yann Plusquellec m'a fait le montage. Je dois le dire qu'ils ont fait du très bon travail (propre et soigné). Je passe d'un écran 5 pouces à un écran 9 pouces et tactile. J'ai l'impression de passer du minitel à internet. Ce n'est pas le fait d'avoir changé de fournisseur mais en quelques années les combinés ont évolué de manière considérable.

Je commence à l'apprivoiser. C'est grâce à Alexis, le Big Boss du site Tootaz, qui m'a prêté un cordon d'alimentation qu'on peut brancher sur le secteur. Je peux ainsi m'entrainer à la maison. Lowrance a quelques fonctionnalités que l'on ne trouve pas chez Humminbird (ou je ne l'ai pas vu) notamment le trackback. C'est une fonction que je trouve extraordinaire. Pouvoir garder en mémoire quelques minutes et les re-visualiser est génial. Cette option laisse la possibilité de marquer des waypoints à partir de l'historique. Je peux ainsi analyser après coup l'enregistrement.

J'ai également le wifi. Je peux retransmettre l'écran du combiné sur une tablette ou un smartphone (android ou IOS). Lowrance fourni une application gratuite Go-Link. C'est comme si j'avais plusieurs combinés sur le bateau. Cette fonctionnalité est bien pratique pour le pêcheur à l'avant du bateau. Il peut ainsi visualiser le fond.

Leurres du jour :

Le Nitro Slim vert avec un dos noir et le Magic Eel vert en 16,5 cm pour le fiston.

Le Fire Eel vert foncé et le Magic Eel vert en 16,5 cm pour Dav

Le Magic Eel marron en 22 cm pour moi.

Pour pêcher les bordure le Black Minnow 90 et le Xingu blanc et noir de chez Jinza

mercredi 7 juin 2017

Le coup du soir réserve parfois de bonnes surprises


Christophe m'appelle pour faire le coup du soir. Je me décide en quelques instants et je prépare mon matériel de pêche. Il passe me prendre à la maison et route pêche. L'avantage de cette période de l'année c'est qu'il fait jour assez tard. De plus la météo est géniale, pas un souffle de vent et grand soleil.
 
Le bateau est vte mis à l'eau et on se dirige vers le semi-large. La mer ressemble à un lac. Il ne nous faut pas très longtemps pour arriver sur zone. Malheureusement Christophe n'a pas les mêmes points GPS que les miens. 
 
On se place un peu au hasard et on ne trouve pas les poissons. Après quelques dérives infructueuses, je me rappelle que j'ai les points sur mon téléphone. En quelques instants je retrouve mes points. Je les note dans son combiné.
 
Christophe place le bateau afin que l'on puisse passer sur ce nouveau point. La première dérive ne donne rien. Le bateau n'a pas dérivé correctement. Christophe ajute la dérive.
 
Le bateau se dirige parfaitement. Christophe commence à voir des échos prometteurs sur le sondeur. Après quelques animations minimalistes au fond, je sens un toc sur mon leurre. Je commence l'ascenseur. Après une dizaine de tour , je suis stoppé net. Gros ferrage et penduuuu ! Au même moment Christophe commence à faire l'ascenseur et pendu également. C'est le premier doublé de la soirée. Christophe a pris une grosse cartouche. Le moulinet chante dur. Le rush est impressionnant. Tout à coup j'entends un bruit sourd. Christophe a cassé son moulinet au niveau du pied. Il a le moulinet d'une main et la canne de l'autre. Je tente de lui donner un coup de main en prenant sa canne pendant qu'il mouline. Mon poisson se décroche. Je remonte ma ligne pour l'aider. Bien sûr sa tresse s'est emmêlée. Il décide de remonter le poisson à la main. Il va falloir faire attention de ne pas se couper les mains avec celle ci. Heureusement, le poisson est fatigué. Il est moins combatif. Après de longues minutes à le remonter, il arrive en surface. Je prends l'épuisette. Je le mets au sec. C'est un lieu jaune de 80 cm.
 

On voit bien le moulinet cassé. Heureusement qu'il porte sa casquette magique Ac'scion pêche
On fait un peu de ménage sur le bateau. La tresse est étalée un peu partout sur le pont. On n'arrive pas à la sauver. Christophe prend sa deuxième canne.
 
Il replace la dérive en évitant bien sur de repasser sur le spot. nous allons faire quelques lieus jaunes de belle taille sur ce spot. il n'y a pas un seul bateau à l'horizon. J'avoue que c'est assez agréable de pêcher dans ces conditions. En remontant une dérive, Christophe remarque une chose étrange. Il s'agit d'un poisson-lune (mola mola) qui se trouve en surface. Je le saisis avec l'épuisette délicatement. Christophe prend deux ou trois photos et je le remets à l'eau. D'habitude je ne fais jamais ça, je me contente de l'observer mais je ne sais pas ce qui m'a pris. Un moment d'égarement probablement. D'ailleurs ce sera la seule et unique fois que je le ferai.
 

Poisson lune de rofil


Poisson lune de face
 
Remise à l'eau tout en délicatesse
 
Il est parti en pleine forme. Il n'a pas demandé son reste. C'est une créature qui semble venir d'un autre temps. Il s'agit là d'un petit spécimen. Les plus gros peuvent atteindre une tonne et  3 mètres d'envergure. Ce poisson n'a pas de queue. Il ressemble à une tête sur laquelle on a planté deux nageoires dorsales. Il s'alimente principalement de méduses. C'est un très gros consommateur. En effet les méduses sont pauvres en calories. Ce poisson est un pélagique, il apprécie les eaux tempérées et tropicales. Il nage très mal. Il se laisse porter par les courants.
 
Il est formellement interdit de le pêcher dans toute l'union européenne. C'est la première fois que Christophe en voit un.
 
Le courant est maintenant trop fort pour notre spot de pêche. On se déplace sur une zone qui abrite de beaux spécimens de bars. Ce sont les mortes-eaux et je ne pense pas trouver des bars. ce n'est pas trop loin et cela vaut le coup d'essayer. J'y avais fait un bar record compte rendu sur ce lien. et sur celui-ci également
 
Christophe place le bateau sur la dérive. Il voit une belle détection sur le sondeur. Je regarde, il s'agit d'un banc de bars en chasse bien décollé du fond. J'attends quelques instants avant de faire l'ascenseur. J'ai une première tape. Je continue de remonter. Une deuxième tape puis ma ligne s'arrête net. Je fais un gros ferrage. Là c'est du lourd. la canne est complètement cintrée. Le moulinet s'emballe. Je suis même obligé de mettre le talon de la canne dans le creux de ma hanche tant le poisson tire. Il m'a pris au moins 30 mètres de tresse sur le premier rush. Il reste tanker sur le fond. Je commence à pomper tout doucement sans le brusquer. C'est un bar. Il met de gros coups de tête. Je suis monté en 30 centièmes alors je fais bien attention de ne pas casser. La canne est fabuleuse, elle encaisse sans broncher les coups  de tête du bar. La réserve de puissance est irréprochable. Il s'agit de la DragonBait de chez SMITH en 10-40 gr parfaitement équilibré avec un moulinet Stradic 4000 Ci4 FB XG de chez SHIMANO. Elle m'a permis de bien sentir les différentes attaques du poisson. En tout cas, je me régale tout au long du combat. Le bar a combattu jusqu'au bateau. Même arrivé en surface, il m'a fait quelques départs avec l'énergie du désespoir. Christophe le met au sec. Je retire le leurre et je le mesure. 78 cm sur la toise. C'est un lunker. Je me dépêche de prendre les photos avant de lui rendre sa liberté. Il arrive dans le top 3 des plus gros bars que j'ai péché.
 
Plus beau bar de la saison
 
Christophe  prend son temps mais replace parfaitement le bateau. La concentration est à son maximum. Christophe scrute le sondeur. Il commence à voir quelques échos. Il ne faut pas trop être impatient. Voir les échos ne veut pas dire que les poissons sont piles en dessous du bateau. Il faut attendre quelques secondes avant de faire l'ascenseur. Partir trop tôt au risque que les poissons ne voient pas le leurre remonté, partir trop tard risque de ne pas provoquer leur agressivité. C'est l'expérience qui détermine à quel moment on démarre. Il faut savoir qu'en fonction de la sonde et de la fréquence utilisée le cône du sondeur sera plus ou moins grand. pour une sonde en 200 Htz le cône représente environ la hauteur d'eau pour une sonde en 83 htz on aura 3 fois la hauteur d'eau. Pour les chirps je ne maitrise pas le sujet.
 
La dérive n'étant pas rapide, j'attends 5 secondes avant de démarrer. Je remonte assez rapidement. Je sens une tape dans le leur. Je continue à moulinet sans m'arrêter. Une deuxième tape puis une troisième puis comme tout à l'heure gros stop. Je ferre énergiquement. Il faut bien ferrer sinon sur un coup de tête le poisson risque de se décrocher. C'est souvent l'erreur que commettent les débutants. Toujours est-il que le poisson est bien ferré. Il part dans un gros rush. Je ressens tout de suite que j'ai affaire à un très gros poisson. Sur le premier départ, je laisse la canne et le moulinet faire le job. Je me contente de tenir la canne parallèle à la surface de l'eau afin de bien faire travailler le carbone.  Après de longues minutes de bonheur, je vois la silhouette argentée typique du bar. Encore un dernier effort et il transperce la surface. Christophe le met au sec dans l'épuisette. Je le mesure, il fait 80 cm. Mon deuxième plus gros bar.
 
80 centimètres de pur bonheur
 
Je me dépêche de le remettre à l'eau. Au moment où je le mets à l'eau, il se débat et me coupe sur le doigt avec son opercule. Je lâche le poisson qui me met une claque avec sa queue et m'arrose sur le deuxième cout de queue. La casquette magique Tootaz a failli tomber à l'eau. Bon, il faut être beau joueur, il mène 1-0. A l'année prochaine pour une revanche :)
 
Sur la troisième dérive c'est Christophe qui est attelé. Au terme d'un beau combat, il s'agit d'un bar tout en longueur qui accuse tout de même 65 cm.
 
Premier bar de la saison pour Christophe
 
Inutile de vous dire que tous les bars sont repartis à l'eau.
 
video
 
 
La pluie vient ternir un peu cette fin de journée. Les températures baissent de quelques degrés d'un coup. Christophe a oublié sa veste dans la voiture. Du coup avant d'être transi de froid on décide de rentrer.
 
Conclusion
 
Une bien belle sortie après le boulot. Une météo de rêve jusqu'à la pluie. Pas un seul bateau au semi-large hormis un vieux gréement le Renard qui rentre à Saint Malo.
 
Les premiers gros bars de la saison. Une concentration énorme de bars chassant les sardines.
 
Le fait marquant du jour, la casse du moulinet de Christophe. C'est la première fois que je vois un moulinet se briser de la sorte.
 
Les leurres du jour
 
Le Fire Eel 18 cm vert clair de chez Delalande 
le Magic Eel  220 vert de chez Sakura

lundi 29 mai 2017

Article dans Ouest france

Un article sympathique dans le Ouest France de jeudi dernier .

 





 

 

Avec les beaux jours, Damien Février, guide de pêche dans l’archipel de Bréhat, propose des sorties à la journée. Après-midi ensoleillé à la pêche au lieu jaune. Reportage.

« À la pêche, c’est 90 % de préparation et de rêve et 10 % de pêche. » Cette réflexion résume bien l’état d’esprit qu’il faut avoir quand on part en mer avec Damien Février, guide de pêche depuis 2012 dans l’archipel de Bréhat.Ce mardi midi, le soleil brille et la mer est lisse. Il faudra attendre quelques minutes pour quitter le ponton du port de Lézardrieux, le temps qu’elle monte.
À bord, Alain, un pêcheur confirmé du coin, et Jean-François, un Bruxellois, qui n’hésite pas à prendre la route chaque week-end pour descendre pêcher en Bretagne. « Vous avez vraiment un pays super et en plus il y a du poisson », dit-il avec la banane des gens heureux.La sortie s’annonce au top. Elle le sera car qu’y a-t-il de plus beau que la sortie du Trieux ? Après avoir passé le phare de La Croix, puis déroulé les chevaux du hors-bord devant le phare du Rosédo et longé Bréhat, direction le grand large. Une roche top secret : les coins de pêche, ça ne se donne pas.

Clochards bourrés

Au volant de sa coque rigide alu de 6,5 m, Damien paraît tutoyer le bonheur absolu. « Avant, j’étais pompier de Paris. J’en avais marre de ramasser des clochards bourrés. » Et déjà à l’époque, il passait son temps sur l’eau à traquer le poisson, pendant ses jours de congé.En 2011, il entre à l’école de pêche de Caulnes. Après une année de formation, il décroche un diplôme de guide de pêche qui lui permet d’envoyer en mer des personnes attirées par ce sport. « Pas plus de quatre en même temps, sinon ça devient compliqué pour pêcher. »

Miss Lorraine à bord

Aujourd’hui, ils ne sont que deux. Reste à trouver le poisson. Sans doute le plus compliqué. Et cet après-midi maritime va nous le prouver… Hier, avec trois femmes à bord, il a sorti une dizaine de bars et quatre lieus. « Une bonne pêche. Tous les bars ont retrouvé la grande bleue, car c’est fermé jusqu’au 1er juillet. On a gardé juste les lieus. En remontant d’une cinquantaine de mètres de fond, ils sont morts arrivés en surface à cause de la pression. Mais lorsqu’on en a sorti un ou deux par personne embarquée, j’arrête. »
Ce mardi après-midi, l’affaire paraît plus mal engagée. « Il fait trop beau et il y a un peu trop de coefficient pour le lieu. »

Chasse au trésor

Au bout d’une dizaine de dérives, le guide de pêche décide de rejoindre un autre coin. « C’est un peu de la prospection, explique Damien. On va sur une épave de sous-marin allemand coulé lors de la dernière guerre. C’est la première fois. Un copain l’a trouvé sur Internet. » Comme une chasse au trésor… Les yeux rivés sur le sondeur, les trois pêcheurs sont concentrés pour voir la trace de ce bâtiment de 70 m de long, coulé dans le sens nord-sud.
L’écho sur l’épave est bien faible, mais Damien décide quand même de lâcher les jigs et autres leurres souples. Pas grand-chose au final si ce n’est deux gros lieus sortis par Jean-François et Alain… Et beaucoup de plaisir. Damien ne dira pas le contraire. « Depuis que je fais ce boulot, c’est comme si je démarrais une seconde vie. »
En plus du grand large et de la pêche sportive, il fait des rencontres enrichissantes et parfois un peu surprenantes. « La semaine dernière, des joueurs d’En Avant, et il y a un mois, j’ai embarqué Miss Lorraine avec son copain. Elle a sorti deux lieus. » De quoi raconter à ses copines en rentrant de ses vacances en Bretagne…
Damien Février est adhérent de l’association Fish à l’affiche qui possède un blog. Tél. 06 61 23 15 21 (sortie demi-journée ou journée).
« Toutes les pêches dans le Goëlo » est un site où on trouve des conseils donnés par Alain Delaveaud.
Yannick Le Tutour

mardi 23 mai 2017

Pêche de lieus jaunes au semi-large

Thibault et Dav m'accompagnent une nouvelle aventure halieutique. La météo est clémente, peut-être un peu trop de vent. Tout le monde est à l'heure. Je décide d'aller sur les plateaux du semi-large pour faire la fin de la descendante et le début de la montante.

Après une demi-heure de route sur une mer un peu cassante, j'arrive sur la zone de pêche.

Je choisis les leurres. Dav et Thibault un Fire Eel et un Magic Eel pour moi. J'explique à Thibault qui vient pour la première fois pêcher les rudiments de la technique de l'ascenseur en trois points.
  1. laisser le leurre descendre jusqu'à ce qu'il touche le fond.
  2. Faire quelques animations au ras du fond en faisant décoller le leurre d'un mètre. Conseil : Toujours accompagner le leurre lors de sa descente et bien garder la tresse tendue.
  3. Remonter le leurre en linéaire à un rythme plutôt lent et régulier en laissant la canne parallèle au plan d'eau. Il faut faire entre 5 et 20 tours de moulinet. Conseil  : ne pas oublier de ferrer le poisson.  
Là, on a les bases de la technique. Cependant c'est une technique à part entière qui nécessite d'y consacrer un peu de temps.

Les premières dérives ne donnent rien. Il faut que j'arrive à positionner correctement le bateau. C'est loin d'être évident avec ce petit vent de Nord-Est. A la troisième dérive, j'arrive enfin à passer sur mon point GPS. Je vois quelques poissons bien collés sur le fond. Au même moment, j'entends le moulinet de Dav qui chante. Je me retourne et la canne de papi Bernard est bien cintrée. C'est le premier poisson de la journée. Je commence donc immédiatement l'ascenseur et c'est pendu. A la fin de son premier rush je casse net.  Je remonte ma ligne. Je m'aperçois que c'est cassé au niveau de la tresse pas au fluoro. Bizarre !!

Pendant ce temps Dav continue le combat avec le poisson. Au bout de quelques minutes il arrive en surface. Ce n'est pas un lieu record, mais il fait bien plaisir.

Premier lieu jaune de la journée

La bonne nouvelle, c'est que les lieus sont là et que j'ai réussi à trouver la bonne dérive. La mauvaise, c'est que ma tresse ne tiendra pas.

Je vois Dimitri un membre de l'association Fish à l'affiche qui arrive avec son 3D tender 535. On reste papoter un peu avant de continuer à pêcher.
 
Je me dépêche de faire mon nœud de raccord avant de replacer le bateau. Les leurres sont à l'eau. je sens un toc et je commence à remonter et c'est pendu. Gros départ puis je casse. Je maudis cette tresse qui est pourtant neuve. De plus, je n'ai pas de moulinet de rechange. Tout est resté à la maison.
 
La session est foutue pour moi. J'ai une idée, je vais demander à Dimitri s'il ne peut pas me dépanner. Je me rapproche de son bateau en faisant attention de ne pas le gêner sur sa dérive. Il me prête le moulinet de sa deuxième canne. Ma session est sauvée. Encore un grand merci Dimitri :) Il a fait un très gros lieu jaune sur la dérive précédente.
 
C'est Thibault qui fait son premier poisson. IL est un peu désemparé. Je lui indique qu'il faut que son fil soit toujours tendu. Il s'applique à mouliner tranquillement mains surement. Au bout de quelques minutes, il arrive en surface. Je le mets dans l'épuisette. Ce n'est pas le monstre du Loch Ness mais il est super content. Je le vois à son large sourire. Je crois qu'il n'en revient pas. C'est son tout premier poisson. Je suis certain qu'il s'en rappellera toute sa vie.

Premier poisson pour Thibault
 
On fera quelques poissons sur les dérives suivantes dont ce joli doublé.


Doublé de lieus jaunes.

Le courant a nettement faibli. Je décide de m'arrêter pour passer au casse-croûte préparé par Dav. Thibault n'a pas trop faim. Il n'est pas loin du mal de mer. Je lui dis de bien regarder au loin pour habituer son oreille interne au tangage. J'ai la chance de n'avoir jamais eu le mal de mer. En espérant que ça continue.
 
C'est reparti pour quelques dérives qui ne donnent rien. Le courant n'est pas assez fort. Du coup, je décide de rentrer. Le vent forcit de plus en plus. Le retour à la cale sera un peu rock'n roll. Le bateau passe toujours aussi bien dans les vagues.
 
Conclusion :
 
Encore une belle partie de pêche. Thibault a fait ses premiers poissons. Un bon moment de partage tout au long de cette session.
 
Un grand merci à Dimitri qui sauve ma partie de pêche en prêtant un moulinet.
 
 
Les leurres du jour :
 
Le Fire Eel rose et le jaune et orange de chez Delalande,
 
Le Magic Eel marron de Chez Sakura.
 
 
A bientôt pour de nouvelles aventures !!

lundi 15 mai 2017

La Dream Team

Le lundi matin, je pars avec le fiston et la pêcheuse de fiston. Il est inutile de partir trop tôt, je préfère faire la fin de la descendante et le début de la montante. Ce matin les températures sont bien fraiches, la faute à ce fichu vent de Nord. Et dire qu'hier je pêchais en teeshirt, alors qu'aujourd'hui, j'ai ressorti le blouson. En plus un peu de brouillard, mais rien de méchant.

C'est le fiston qui pilote, je peux ainsi faire un petit selfie de la Dream-Team. Pour être au complet, il manque Juju parti au loin dans les iles.


La Dream Team

Une fois passé Bréhat la mer est bien hachée mais ça reste praticable. Quelques sauts qui ont le mérite de nous tenir bien éveillés. Il nous faut 45 minutes pour arriver sur le spot. En arrivant, il y a déjà un bateau. C'est Gigi qui est déjà sur zone. Je vois pas mal de bateaux aux alentours. Il va falloir que je cherche un nouveau spot moins fréquenté :)
 
On met les lignes à l'eau. Les dérives sont bien contrariées avec le vent. C'est beaucoup plus difficile de pêcher qu'hier. Les lignes ne restent pas sous le bateau. Je me recale plusieurs fois pour trouver la bonne dérive. Je sens un toc sur ma ligne, le poisson suit mais je ferre trop vite. Raté, mais le fiston a commencé son ascenseur et gros stop, suivi par un gros rush. La pêcheuse est également attelée. Le carbone est bien plié à gauche et à droite. Les poissons sont bien énervés. La pêcheuse de fiston n'a plus rien au bout de la ligne, le poisson s'est décroché. Le ferrage n'était pas assez appuyé. Le fiston quant à lui continue de batailler. Il arrive au bord et je le mets dans l'épuisette. verdict sous la toise 71 cm.
 
C'est un steak
Les deux dérives suivantes ne donnent rien. Nous sommes maintenant une dizaine de bateaux sur le spot, les uns à coté des autres.
 
Le bateau va passer sur le spot. Marie commence l'ascenseur et c'est pendu. Elle effectue un premier gros ferrage puis un deuxième dans la foulée au cas où. Elle ne veut pas subir la même mésaventure que précédemment. Encore un gros rush pour aller chercher sa zone de confort au ras du fond. C'est parti pour quelques minutes de combat. Je commence à voir la silhouette dorée, c'est un beau lingot. Je suis à l'épuisette. Marie me l'amène tranquillement. C'est un steak.
 
Tout sourrire

Les dérives suivantes ne donnent rien. J'arrive juste à pêcher la ligne du bateau d'à côté. Réussir à s'emmêler avec le voisin, je trouve ça énorme. On est dû rester discuter un peu. Tout ça dans la bonne humeur. Du coup je change de zone pour aller sur un autre point.
 
Quelques minutes pour rejoindre le point. Le vent de Nord contrarie notre dérive. Il faut tenir compte du vent pour se placer idéalement. C'est le fiston qui va encore se distinguer. Pas d'ascenseur ce coup-ci, juste pris avec une animation au fond. Il lui a fait un ferrage de mammouth. Il commence à le remonter quand celui-ci lui met un gros rush. Heureusement que le frein n'est pas trop serré. Il est monté en 35 centièmes, normalement bien trop juste pour ces jolis poissons. Il parvient à le remonter à la surface au prix d'un beau combat.

Steak

Le courant est en train de tourner tout doucement, on en profite pour manger. Le bateau dérive tout doucement. Du coup on prend notre temps. Marie profite du soleil pour faire une reposette.

Le soleil commence à monter le bout de son nez. Tout de suite, ça va mieux. Je me remets en route. J'ai un point qui fonctionne pas trop mal sur le début de descendante. Le courant n'a pas encore repris complètement. Il faut réussir à positionner le bateau correctement en prenant en compte la force du courant sans oublier que le vent perturbe notre dérive. La première est mal positionnée. Je réajuste sur la seconde. Un peu avant de passer sur le point, mon leurre est bien au fond. Je sens un petit toc. Je commence l'ascenseur. Après cinq à six tours de manivelle, je suis stoppé net. Je ferre. Le poisson part dans un gros rush et je casse. Le fiston commence l'ascenseur et il est attelé. Gros rush également mais contrairement à moi son frein est bien réglé. Il a mon ancienne canne la Teklon royal. Je crois qu'il aime beaucoup cette canne. Le poisson arrive à la surface. Il a encore pris un énorme plaisir lors de cette bataille.


Plan d'eau agité, mais encore un beau lieu jaune

Les poissons sont bien présents. Cela dit heureusement que le fiston est là. J'ai refait mon nœud de raccord tresse fluoro. Au vu des conditions j'ai fait le nœud de chirurgien. Il ne passe pas très bien dans les anneaux mais en vertical pas de problème (Pas ni pwobleme doudou en Gwada).

Je me replace. Le fiston est attelé mais ça casse direct au début du premier rush. Il semblait plus lourd que les précédents, mais on ne le saura jamais :)

Du coup je laisse ma canne nouvelle canne Smith au fiston. Je vais m'occuper du nœud de raccord. Je commence à peine à le faire que j'entends le frein qui chante. Ce n'est pas possible, il déchire tout le fiston aujourd'hui. Je lui demande de le remonter tranquillement pour que j'ai le temps de finir mon nœud. Je me dépêche avant de prendre l'épuisette pour le mettre au sec. Encore un beau steak.

Le plus beau de la journée 78 cm

Les conditions météo continuent à se dégrader. J'annonce que ce sera la dernière dérive. Je m'applique. Je commence mes ascenseurs les uns après les autres. Je remonte d'environ quinze mètres quand je leurre est arrêté net. Je le laisse partir dans son premier gros rush. Le carbone est bien cintré. je prends mon temps et je travaille le poisson tout en douceur. Le frein est bien réglé. De plus, je suis en 45 centièmes. Je commence à y croire lorsque je vois le poisson sous le bateau. C'est Vincent qui se charge de l'épuisette.

Lieu jaune
 
Il aura fallu attendre la dernière dérive pour que je puisse faire un poisson.
 
Il est l'heure de rentrer. C'est le fiston qui barre pour le retour. Le bateau passe très bien les vagues à une vitesse de croisière de 18 nœuds grâce notamment à sa carène de V profond. Je ne suis toujours pas déçu de ce 3D Tender 550 Patrol.
 
Conclusion :
 
Le fiston a définitivement dépassé son père. Il est de cette génération qui écoute les conseils, met en pratique et surtout fait ses propres choix d'animation. Il tente de nouvelle technique. La pêcheuse de fiston est également passionnée par la pêche. Elle réussit à faire un beau poisson. Elle en décroche un beau. C'est un vrai bonheur de pouvoir partager ces aventures en famille.

La nouvelle canne Smith Dragonbait 702H est une tuerie. Elle accepte 80 grammes en vertical sans problème. J'apprécie avant tout sa sensibilité et sa résonance. On est dans le haut de gamme.

Les leurres du jour :

Le Shiver couleur verte de chez Smith pour Marie

Le Magic Eel en jaune pour le fiston,

Le Fire Eel en rose et  orange pour moi.